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2017-06-20T20:33:02+02:00

Ce qui nous lie

Publié par Florine Teyssier

Après dix ans d'absence pour faire le tour du monde, Jean revient dans sa Bourgogne natale à l'annonce de la mort imminente de son père. Il y retrouve son frère et sa sœur et, ensemble, ils vont tout mettre en œuvre pour sauver le domaine viticole familial.

Ce qui nous lie

Après un détour remarqué par la série (Dix pour cent), Cédric Klapisch revient au cinéma avec Ce qui nous lie. Il livre un film plus nature, plus mature, plus personnel. Au fil des scènes tournées au fil des saisons, avec des vignobles magnifiés, se dénoue le fil de l'histoire de cette fratrie un temps séparée, mais liée par la même passion : le vin. On retrouve également des thèmes chers au réalisateur, comme le passage à l'âge adulte et les bouleversements existentiels qui en découlent. On retrouve beaucoup de Xavier
(héros de la trilogie L'auberge espagnole, Les poupées russes et Casse-tête chinois) dans le personnage de Jean. Comment gérer
la perte du père alors qu'il est devenu père à son tour ? Tiraillé entre son amour fraternel et celui de sa compagne et son fils restés en Australie, il devra faire des choix, mais ceux-ci seront-ils les bons ?

Le film est empreint d'une certaine nostalgie ravivée par les souvenirs d'enfance des héros et Klapisch filme avec beaucoup de délicatesse tous ses personnages. Pio Marmaï, Ana Girardot et François Cyril, notamment, sont impeccables et l'alchimie fonctionne parfaitement. Le scénario est très léger et se concentre essentiellement sur les relations très fortes et très belles des frères et sœur, avec le vin, personnage à part entière, au centre de toutes les intrigues. Peu importe ce qu'il nous raconte, Klapisch, conteur hors pair tour à tour drôle et émouvant, nous embarque au cœur de la Bourgogne et de ses grands crus. Un film poétique, sensible et délicat, qui nous renvoie nécessairement à notre histoire personnelle.

Ce qui nous lie de Cédric Klapisch
Avec Pio Marmaï, Ana Girardot, François Cyril, Florence Pernel et Éric Caravaca
Note : 4/5

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2017-06-16T18:31:45+02:00

Wonder Woman

Publié par Florine Teyssier

Bien avant de devenir Wonder Woman, Diana était princesse des Amazones. Son destin bascule le jour où un pilote de l'armée américaine s'écrase sur son île paradisiaque protégée de tout et de tous. Lorsqu'il lui annonce qu'une terrible guerre déchire les peuples, elle se sent investie d'une mission et quitte tout pour tenter de sauver la planète.

Wonder Woman

Il faut que je vous avoue, en temps normal, les Marvel, DC Comics et compagnie, ce n'est pas trop ma came (entre nous, je trouve qu'il y a une réelle surenchère de films de super-héros en ce moment, qui nous fait frôler l'overdose...). C'est donc sans grande conviction que je suis allée voir ce film. Et il faut dire que c'est souvent l'une des meilleures conditions pour découvrir une œuvre qui, a priori, semble loin de nos goûts. Au final, Wonder Woman est une très bonne surprise, avec son lot de batailles superbement chorégraphiées, une dose d'humour et le charme désuet de l'héroïne, dont la naïveté est tout à fait crédible, et pas du tout risible. Un très bon prequel. Pourtant, la tâche n'était pas aisée de passer après la série de mon enfance : Lynda Carter, ses poignets légendaires et sa mythique manière tourbillonnante de se transformer en Wonder Woman. Quand j'étais petite, c'était mon héroïne, je rêvais secrètement de lui ressembler. Et la Wonder Woman du film enfile le costume à la perfection. Gal Gadot, sublime actrice israélienne aux formes parfaites (ni trop, ni trop peu), apporte une touche de modernité, en se voulant plus guerrière que son aînée. Pour une fois qu'un film de super-héros met en valeur les femmes (et quelle femme !) et qu'il est mis en scène par une femme ! La (timide) féministe qui sommeille en nous ne peut que s'éveiller et s'émerveiller pour cette fantastique héroïne. Ce sentiment de girl power nous fera fermer les yeux sur quelques invraisemblances du scénario (Wonder Woman mettra fin à la Seconde Guerre mondiale) et un méchant grand guignol pas très crédible, qui semble sortir tout droit d'un film de Transformers.

Wonder Woman de Patty Jenkins
Avec Gal Gadot, Chris Pine, Robin Wright, Connie Nielsen, David Thewlis et Saïd Taghmaoui
Note : 3,5/5

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2017-06-15T19:45:42+02:00

13 reasons why

Publié par Florine Teyssier

Hannah Baker, jeune lycéenne, vient de suicider. Elle laisse derrière elle 13 cassettes audio, qu'elle fait distribuer après sa mort aux
13 personnes qui, selon elle, sont responsables de sa mort. Parmi eux, Clay Jensen, éperdument amoureux d'elle, qui cherche à comprendre les raisons de cet acte tragique.

13 reasons why

Netflix confirme une nouvelle fois son talent pour produire des séries innovantes et racées. Après un début laborieux qui souffre d'une certaine lenteur, 13 reasons why s'impose doucement mais sûrement. Des personnages soignés et interprétés par de jeunes et talentueux acteurs, une intrigue qui s'éclaircit au fil des épisodes, une noirceur certaine, une narration originale avec une morte omniprésente, une nostalgie assumée pour les Walkman Sony... autant de raisons pour vous accrocher et ne plus vous lâcher jusqu'à la fin. Une série sur l'adolescence, mais pas uniquement pour les ados, qui dénonce habilement les dangers des réseaux sociaux et de la sur-connection, problèmes auxquels la jeunesse d'aujourd'hui est malheureusement confrontée. Comment peuvent-ils résister face à la violence de ce système ? Comment une chose anodine peut prendre des proportions incroyables ?

Petit bémol cependant, l'affaire est quasiment résolue à la fin de la première saison et on peut se demander ce qu'il se passera dans la saison 2 (signée face au succès rencontré par la série).
13 reasons why saura-t-elle nous captiver autant ?

13 reasons why de Brian Yorkey
Avec Dylan MInnette, Katherine Langford, Alisha Boe, Christian Navarro et Kate Walsh
Note : 4/5

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2017-06-05T06:42:35+02:00

Marie-Francine

Publié par Florine Teyssier

Du jour au lendemain, Marie-Francine, la cinquantaine, perd son mari (il la quitte pour une plus jeune) et son emploi de chercheur. La voilà contrainte de retourner vivre chez ses parents en attendant de retrouver un emploi. Ces derniers, qui ne cessent de l'infantiliser, l'obligent à ouvrir une boutique de cigarettes électroniques. Et Marie-Francine va rencontrer Miguel... qui, sans lui avouer, est exactement dans la même situation qu'elle.

Marie-Francine

Je n'attendais pas grand-chose de Marie-Francine et je peux dire que j'ai été agréablement surprise. Valérie Lemercier, fidèle à sa fantaisie caractéristique, nous livre un film à la fois drôle et touchant, qui lorgne plus du côté de la comédie romantique que de la comédie pure. Le couple qu'elle forme avec Patrick Timsit est plutôt crédible, celui-ci se révélant attachant en séducteur débonnaire. Surfant sur la vague de trentenaires parfois forcés de retourner vivre chez leurs parents, Lemercier le transpose chez les quinquas, accroissant ainsi le comique des situations. Hélène Vincent et Philippe Laudenbach, épatants dans le rôle des parents de Marie-Francine, s'en donnent à cœur joie et prennent un malin plaisir à "humilier" gentiment leur fille. Après avoir tenté de la "caser" avec des prétendants tous plus ridicules les uns que les autres, ils lui offrent une boutique de cigarettes électroniques, ne prenant pas au sérieux son métier de chercheur. Le monde de la bourgeoisie en prend également pour son grade, comme souvent chez Lemercier, mais elle s'en moque avec bienveillance. Sans être le film du siècle, Marie-Francine est un agréable divertissement.

Marie-Francine de Valérie Lemercier
Avec Valérie Lemercier, Patrick Timsit, Hélène Vincent, Philippe Laudenbach, Denis Podalydès et Nadège Beausson-Diagne
Note : 3/5

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2017-06-01T20:53:49+02:00

L'amant double

Publié par Florine Teyssier

Chloé, une jeune femme de 25 ans fragile, entame une thérapie suite à des maux de ventre incompréhensibles. Rapidement, elle tombe sous le charme de son psy et s'installe avec lui. Elle découvre peu à peu que son amant lui cache des choses.

L'amant double

Présenté comme un "thriller érotique", le nouveau film de François Ozon est faussement sulfureux et pas très angoissant. Pas très étonnant qu'il ait été boudé au dernier Festival de Cannes. Pourtant, Ozon, je l'aime d'amour. J'aime sa folie, j'aime sa fantaisie, j'aime son audace, j'aime son ambiguïté. Mais ici, rien ne fonctionne. Son film manque cruellement de mystère (on découvre assez vite le mal qui ronge l'héroïne) et d'atmosphère trouble. Il semble dépassé par son sujet et par ses sources d'inspiration puisées chez Polanski, De Palma ou encore Cronenberg. Il avait pourtant tellement de thèmes à explorer, à creuser : la folie, le double "maléfique", les troubles psychosomatiques, la maternité... Si Jérémie Renier apporte une folle sensualité aux deux personnages qu'il incarne, Marine Vacth affiche tout au long du film une moue boudeuse mono-expressive assez irritante. François, ressaisis-toi et fait nous un meilleur film la prochaine fois.

L'amant double de François Ozon
Avec Jérémie Renier, Marine Vacth, Jacqueline Bisset
et Myriam Boyer
Note : 2/5

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