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2017-02-28T21:01:32+01:00

Split

Publié par Florine Teyssier

Kevin souffre de troubles dissociatifs de l'identité. Il a déjà révélé 23 personnalités à sa psychiatre, le Dr Fletcher. Une 24e est sur le point de surgir, la plus sombre d'entre toutes, au moment où il kidnappe trois jeunes filles et les enferme dans son sous-sol. Une guerre sans merci commence entre toutes ses personnalités qui, jusque-là, semblaient s'accommoder entre elles. Le temps est compté pour les trois demoiselles...

Split

Entre Shyamalan et moi, c'est compliqué... Certes, j'avais adoré
Sixième sens et Le village, mais son cinéma, bien qu'extrêmement maîtrisé et un brin hitchockien, m'a toujours laissé un goût d'inachevé. Ses idées sont brillantes et il sait parfaitement créer des ambiances angoissantes, mais ses épilogues sont rarement à la hauteur de ce qu'il nous a proposé précédemment. C'est donc avec curiosité que je suis allée voir son dernier opus, Split. Le film vaut déjà d'être vu pour la prestation bluffante de James McAvoy qui passe en un clin d'œil d'une personnalité à l'autre : de l'inquiétant Dennis à la troublante Patricia, en passant par Hedwig, jeune retardé de 9 ans. Juste avec ses expressions de visage, on devine quelle personnalité vient de prendre le contrôle de son corps. Les jeunes victimes ne savent donc jamais à quelle sauce elles vont être mangées... Si la première partie du film fait plus sourire que sursauter et nous apprend à nous familiariser avec toutes les personnes qui vivent dans la tête de Kevin, la dernière demi-heure est suffocante, avec un duel sans merci entre l'héroïne et la 24e personnalité, plus inquiétante encore que les 23 réunies, la Bête. Avec un sens du cadre certain, Shyamalan joue avec nos peurs primitives, l'enfermement, le noir, la claustrophobie, et nous tient en haleine jusqu'à l'issue déroutante et pas du tout rassurante.

Split de M. Night Shyamalan
Avec James McAvoy et Anya Taylor-Joy
Note : 4/5

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2017-02-26T22:09:10+01:00

Lion

Publié par Florine Teyssier

En Inde, Saroo, 5 ans, parcourt les rues avec son frère Guddu pour nourrir sa famille. Un soir, sur le quai d'une gare, les deux frères sont séparés et Saroo se retrouve embarqué dans un train qui va l'emmener à 1600km de son village. Accueilli dans un orphelinat, il sera adopté par un coupe d'Australiens. 25 ans plus tard, Saroo décide de partir à la recherche de sa famille, à l'aide de ses maigres souvenirs et de Google Earth.

Lion

L'histoire (vraie) de Saroo est assez incroyable, presque taillée pour le cinéma. Le fait que ce petit garçon, issu d'un village défavorisé, se retrouve propulsé à Calcutta et ait réussi à survivre une année avant d'être recueilli à l'orphelinat relève du miracle. Si le film comporte quelques maladresses de débutant en termes de mise en scène, il a tout de même le mérite de nous embarquer totalement pour ce périple insolite. Au-delà du voyage intérieur que va vivre Saroo adulte en cherchant ses origines, Lion offre également une réflexion sur l'adoption, tant du côté des adoptés que des adoptants, et sur qui sont nos véritables parents, les
biologiques ou ceux qui nous élèvent ? L'histoire est émouvante, les acteurs convaincants (même si Nicole Kidman en fait parfois un peu trop) et comment ne pas fondre devant l'adorable Sunny Pawar, jeune interprète de Saroo ?

Lion de Garth Davis
Avec Sunny Pawar, Dev Patel, Nicole Kidman et Rooney Mara
Note : 3/5

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2017-02-21T21:28:32+01:00

Dans la forêt https://t.co/tvz6nHg6in

Publié par Florine Teyssier

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2017-02-21T20:54:57+01:00

Dans la forêt

Publié par Florine Teyssier

Tom et son grand frère Benjamin rejoignent leur père qui vit en Suède pour les vacances d'été. Le petit garçon est assez impressionné de retrouver cet homme austère et étrange. Sur place, le père décide d'emmener les garçons dans une cabane nichée au cœur de la forêt. Il aimerait rester là-bas avec ses fils pour l'éternité.

Dans la forêt

Scénariste d'Harry, un ami qui vous veut du bien et réalisateur de Qui a tué Bambi ?, on a connu Gilles Marchand plus inspiré... Si l'idée de départ est intéressante, placer le film à travers le regard d'un enfant et revivre avec lui les angoisses enfantines enfouies (la peur du noir, des monstres, de se perdre dans la forêt), le film s'enlise assez vite dans ses mystères, finalement pas si mystérieux... La faute à une réalisation trop lente et répétitive. Heureusement, les acteurs sont plutôt doués, le jeune Timothée Vom Dorp en tête. Dans la forêt est un film de genre "à la française" qui, en dépit d'une ambiance glauque, ne nous fait jamais sursauter dans nos fauteuils. À force de jouer sur l'étrange et l'irréel, il en a perdu le spectateur en chemin. Dans le genre film d'angoisse dans la forêt, on n'a toujours pas fait mieux que Le projet Blair Witch.

Dans la forêt, de Gilles Marchand
Avec Jérémie Elkaïm, Timothée Vom Dorp et Théo Van de Voorde
Note : 2/5

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2017-02-19T12:06:44+01:00

A cure for life

Publié par Florine Teyssier

Un jeune golden boy est chargé de retrouver son patron, disparu dans un mystérieux centre de soins en Suisse. Là-bas, il découvre un lieu énigmatique et va rapidement se trouver pris au piège de l'inquiétant corps médical. Il va peu à peu se laisser convaincre qu'il est atteint du même mal que les patients et accepter le traitement.

A cure for life

Gore Verbinski, après les trois premiers Pirates des Caraïbes et le remake raté du classique de l'horreur japonais Ring, revient avec un film d'épouvante angoissant et oppressant, et présente peut-être le meilleur film de sa carrière. Hommage (assumé ou non) à Stephen King (Misery, Shining), Kubrick (une magnifique scène d'ascension vers l'étrange institut qui rappelle la scène d'ouverture de Shining) et Shutter Island, A cure for life, pourtant d'une certaine efficacité, n'atteint pas le génie de Kubrick ou Scorsese. La faute à un scénario un peu léger et une fin grandiloquente un peu ratée. Le réalisateur aurait gagné en coupant son film d'une trentaine de minutes (un début et une fin inutiles). On retiendra malgré tout la performance sans faute des acteurs, Dan DeHaan (déjà remarqué dans The Amazing Spider-Man et prochainement dans Valerian de Besson), Mia Goth et Jason Isaac (Lucius Malefoy dans la série des Harry Potter), une atmosphère pesante savamment dosée et quelques scènes d'anthologie particulièrement éprouvantes : l'immersion du héros dans une cuve pleine de sangsues et une atroce scène de dentiste.

A cure for life de Gore Verbinski
Avec Dan DeHaan, Mia Goth et Jason Isaacs
Note : 3/5

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2017-02-18T17:08:37+01:00

Loving

Publié par Florine Teyssier

1958, État de Virginie. Richard et Mildred Loving s'aiment et décident de se marier. Quoi de plus normal ? Sauf que Richard est blanc et Mildred noire et qu'ils vivent dans une Amérique ségrégationniste. L'État de Virginie les condamne à choisir entre une année en prison ou un bannissement de l'État pendant 25 ans. Devant une telle injustice, le couple va se battre pour faire respecter ses droits civiques et porter l'affaire devant la Cour suprême.

Loving

Après les remarqués Mud et Take shelter, Jeff Nichols décide d'adapter l'histoire vraie de Richard et Midred Loving, dont l'affaire a permis de légaliser les mariages mixtes aux États-Unis. Loving, qui porte si joliment le nom des héros, se concentre essentiellement sur la romance du couple, qui se bat pour pouvoir vivre son amour au grand jour. Jeff Nichols en fait un film délicat, subtil, romanesque, sans jamais tomber dans l'atermoiement et la larme facile. Il reste à distance, comme intimidé par Richard et Mildred, et pose sur eux un regard bienveillant. Les acteurs, Joel Edgerton et Ruth Negga, incarnent merveilleusement le couple, avec une ressemblance physique assez frappante, parvenant à faire passer une foule d'émotions diverses à la seule force de leur regard. Jeff Nichols nous offre une histoire d'amour poignante et continue son chemin de réalisateur délicat et singulier.

Loving de Jeff Nichols
Avec Joel Edgerton, Ruth Negga et Michael Shannon
Note : 3,5/5

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2017-02-17T18:48:24+01:00

Silence https://t.co/WpavKgYfm1

Publié par Florine Teyssier

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2017-02-17T17:16:10+01:00

Silence

Publié par Florine Teyssier

Japon, XVIIe siècle. Le père Ferreira, parti pour répandre la religion chrétienne auprès du peuple japonais, est porté disparu et suspecté d'apostat. Ses deux jeunes disciples, le père Rodrigues et le père Garupe refusent d'y croire et décident de partir à sa recherche. Ils sont loin de suspecter les dangers qui les attendent, de la persécution à laquelle ils seront confrontés, allant jusqu'à remettre en question leur propre foi.

Silence

2h41 sur la crise de foi, sur le papier, cela faisait un peu peur... Sauf que derrière la caméra, il y a Martin Scorsese. Personne d'autre que lui ne pouvait en faire une œuvre puissante, magistrale, assurément le premier grand film de l'année 2017. Les deux jeunes prêtres, interprétés par Andrew Garfield et Adam Driver, se lancent dans une quête insensée, celle de leur mentor, le père Ferreira (Liam Neeson), sans savoir s'il est vivant ou mort, s'il a renié sa religion ou non. Sur place, ils seront vite confrontés à la cruauté nippone, déclarant le christianisme illégal, persécutant et torturant les chrétiens, les contraignant à abjurer leur Dieu. Et l'on va suivre le chemin de croix intérieur du personnage d'Andrew Garfield, tiraillé entre son empathie naturelle et sa conviction religieuse, jusqu'à son basculement proche de la folie. On peut saluer le travail de l'acteur, pour une fois supportable, lui qui d'habitude à un charisme proche d'un bulot sans mayonnaise. On lui préférera malgré tout la (trop) courte prestation d'Adam Driver, fidèle à lui-même, d'une expressivité folle sans prononcer le moindre mot.

Scoresese porte enfin à l'écran un projet qu'il nourrissait depuis une vingtaine d'années, manquant de budget pour réaliser son film. Les personnages devaient, à l'origine, être interprétés par Daniel Day-Lewis, Gael Garcia Bernal et Benicio del Toro, mais la longueur du projet les a contraints à se désister. Le cinéaste, touché par une grâce que certains réalisateurs n'atteindront jamais, offre une œuvre abrupte, somptueuse, tout en soulevant de nombreuses questions qui resteront sans réponse. Les missionnaires chrétiens ont tenté de convertir le peuple japonais, majoritairement bouddhiste. Leur religion était-elle meilleure ? Les dirigeants japonais, à travers le grand Inquisiteur Inoue, refusent violemment la religion chrétienne et infligent les pires supplices à ceux qui refusent l'apostat. Leur objectif est de prendre le mal à racine en s'attaquant aux prêtres. Qui a tort ? Qui a raison ? Personne. Et pourquoi ne pas vivre ensemble, avec nos différences ? Thème cruellement d'actualité...

Scorsese met parfaitement en scène, à la manière des grands cinéastes japonais, la folie du père Rodrigues, qui finit par se prendre pour le Christ, et ce fameux "silence". Le silence de Dieu dans cette abomination. Les prières du prêtre jésuite qui restent sans réponse. Comment peut-Il permettre une telle barbarie ? Et tout le questionnement que va impliquer ce silence pour le jeune héros. Dans le dernier tiers du film, il va finalement retrouver le père Ferreira et tenter de comprendre son histoire. Cette dernière partie, peut-être encore plus fascinante que le reste, nous confronte au mensonge, au reniement et à la manière de le surmonter, jusqu'à un final bouleversant. Que l'on soit croyant ou non, une chose est sûre, la foi dépasse l'entendement.

Silence de Martin Scorsese
Avec Andrew Garfield, Adam Driver, Ciaràn Hind, Yôsuke Kubozoka et Liam Neeson
Note : 5/5

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2017-02-14T22:39:11+01:00

American honey

Publié par Florine Teyssier

Star, 18 ans, vit en rupture totale avec sa famille. Elle va croiser le chemin de Jake et sa bande qui vivent de ventes de magazines en porte à porte. Elle va s'embarquer dans un road trip dans le Midwest américain et vivre dans cette étrange communauté, éprise de liberté.

American honey

Prix du jury au dernier Festival de Cannes, American honey relate (pendant 2h43) l'épopée singulière d'une jeune fille à travers les États-Unis, qui vit des sentiments contradictoires. À la fois sous l'emprise d'une patronne intransigeante et malsaine et amoureuse du bad boy de la bande, elle est souvent tiraillée entre ses sentiments et son envie de liberté absolue. Le film est souvent trop long, trop lent, mais malgré tout, la réalisatrice Andrea Arnold parvient à créer une belle alchimie entre les personnages, tous attachants à leur manière, avec en tête la très convaincante Sasha Lane et un Shia LaBeouf (pour une fois) supportable. Filmé au format carré, American honey prend souvent des allures de documentaire et nous embarque dans sa communauté un brin hippie, qui vit de menus travaux, de fêtes, de drogues douces et d'alcool. Dommage que l'ensemble manque de structure narrative et que la psychologie des personnages ne soit pas suffisamment fouillée, car la réalisatrice tenait un bon sujet.

American honey d'Andrea Arnold
Avec Sasha Lane, Shia LaBeouf et Riley Keough
Note : 2,5/5

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2017-02-14T21:52:40+01:00

Moonlight

Publié par Florine Teyssier

Miami. Chiron vit dans un quartier difficile, entre une mère accro au crack et des petits caïds dealers. Victime des quolibets et de la maltraitance de ses camarades depuis la plus tendre enfance, il tente malgré tout de grandir et de trouver sa place dans la société. Comment se construire dans un monde dominé par la violence ?

Moonlight

Moonlight retrace le parcours de Chion, alias Little, alias Black, de l'enfance à l'âge adulte. Enfant timide et renfrogné, il s'échappe régulièrement de chez lui, pour fuir une mère droguée et irresponsable, et trouve refuge chez Juan, le baron local, et Teresa, qui deviennent rapidement ses parents de substitution. La violence règne partout, dans la cité, à l'école, dans la rue. Chiron y est confronté chaque jour et devra faire des choix, se laisser maltraiter sans cesse ou s'affirmer, mais à quel prix ? Noir, homosexuel, il devient vite la cible idéale de ses camarades de classe. Et tout semble être contre lui, quoi qu'il fasse, alors que la seule chose qu'il cherche réellement, c'est d'être aimé. Barry Jenkins signe un film fort, poignant, porté par trois acteurs merveilleux pour incarner Chiron aux trois stades différents de la construction humaine, l'enfance, l'adolescence et l'âge adulte. Ils semblent tous trois touchés par la grâce, par le "clair de lune", capable d'illuminer les âmes les plus sombres. Sacré meilleur film dramatique aux derniers Golden Globes.

Moonlight de Barry Jenkins
Avec Alex Hilbert, Ashton Sanders, Trevante Rhodes, Mahershala Ali, Janelle Monàe et Naomi Harris
Note : 4/5

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