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2016-11-29T14:56:57+01:00

Roméo et Juliette

Publié par Florine Teyssier

Les amants maudits les plus célèbres de la littérature à la Comédie française, mis en scène par Eric Ruf.

Roméo et Juliette

Roméo et Juliette, les amants de Vérone, drame romantique par excellence... Comment faire du neuf avec une pièce maintes et maintes fois adaptée, sous toutes les formes possibles (théâtre, cinéma, comédie musicale, ballet...) ? C'est le pari qu'a relevé Éric Ruf en nous offrant une mise en scène très moderne, transposant l'histoire dans l'Italie des années 30. La scène d'ouverture et celle du bal, sublimées par les costumes de Christian Lacroix, semblent tout droit sorties du Parrain. La mise en scène est audacieuse, avec quelques moments comiques (mention spéciale à Laurent Lafitte et Pierre Louis-Calixthe, respectivement Benvolio et Mercutio), et une merveilleuse scène du balcon, dans laquelle Juliette, suspendue en haut d'un mur vertigineux, boit les paroles de Roméo. La tension dramatique ne cesse de monter crescendo, jusqu'à l'issue fatale. Le seul reproche, les comédiens, pourtant très doués, interprétant les rôles titres de Roméo (Jérémy Lopez) et Juliette (Suliane Brahim) sont beaucoup trop vieux (Roméo et Juliette sont censés être des adolescents) et n'ont pas la fraîcheur et la candeur propres aux personnages qu'ils incarnent, faisant parfois sonner faux leurs répliques. Je préfère de loin la naïveté des jeunes Leonardo di Caprio et Claire Danes, fabuleux Roméo et Juliette dans le film de Baz Luhrmann.

Roméo et Juliette de William Shakespeare
Mise en scène d'Éric Ruf
Avec Jérémy Lopez, Suliane Brahim, Pierre Louis-Calixthe, Laurent Lafitte, Didier Sandre

Note : 3/5

Roméo et Juliette

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2016-11-29T14:34:25+01:00

Ballerina

Publié par Florine Teyssier

Fin XIXe siècle, Félicie, une jeune orpheline ne vit que pour une seule chose : danser. Avec l'aide de son ami Victor, elle s'échappe de l'orphelinat pour rejoindre Paris et tenter d'intégrer le corps de ballet de l'Opéra.

Ballerina

Bon, j'avoue tout, la midinette qui sommeille en moi a complètement fondu devant Ballerina, un petit bijou d'animation made in France (pour une fois). Accompagnée de ma petite danseuse de 5 ans (le bon prétexte pour toute maman qui se respecte), je me suis plongée avec délectation dans le Paris du XIXe et sa Tour Eiffel inachevée. On y suit les aventures des deux orphelins : Félicie, future danseuse, et Victor, futur inventeur. Même si quasiment toutes les situations sont attendues et parfois un peu faciles, les personnages sont tellement attachants que cela suffit à emporter notre adhésion. Une mention spéciale aux numéros de danse, assez nombreux, parfaitement exécutés et chorégraphiés par Aurélie Dupont (danseuse étoile et actuelle directrice de l'Opéra de Paris) et Jérémie Bélingard. Tous les ingrédients sont réunis pour nous faire rêver et recouvrer notre âme d'enfant. Avec ou sans petite fille, allez-y !

Ballerina d'Eric Summer et Éric Warin
Avec les voix françaises de Camille Cottin et Malik Bentalha

Note : 3/5

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2016-11-22T20:22:39+01:00

Sing street

Publié par Florine Teyssier

Dans le Dublin des années 80, Connor est un adolescent passionné de musique. Ses parents sont en plein divorce et il est contraint de changer d'école, bien plus archaïque et austère que la précédente. Il tombe sous le charme de Raphina, qui vit juste en face de son lycée. Elle rêve de devenir mannequin et lui ne rêve que d'une chose, elle. Pour la conquérir, il la persuade de tourner dans son prochain clip. Le seul problème, c'est qu'il n'a ni clip, ni groupe de rock.

Sing street

Courez voir Sing street, définitivement LE feel-good movie de l'année. Une brillante comédie "musicale" signée par l'Irlandais John Carney, dans laquelle on se prend très vite d'affection pour les personnages, tous convaincants, même les seconds rôles, ce qui est assez rare pour être souligné (les fans de Game of Thrones reconnaîtront d'ailleurs Lord Baelish aka Littlefinger dans le rôle du père).

En plein coeur d'une cellule familiale au bord de l'explosion, les trois enfants sont livrés à eux-mêmes et Connor doit s'habituer à sa nouvelle vie (un nouveau lycée et des nouveaux camarades pas très accueillants). Il trouve rapidement refuge dans la musique. Tout bascule lorsqu'il rencontre Raphina (la sublime Lucy Boynton), celle qui devient sa muse, sa principale source d'inspiration. Pour elle, il monte un groupe de toutes pièces, un peu aux allures de Pieds nickelés au début, il faut l'avouer. Coaché par son frère aîné, dingue de musique et de clips vidéos, il va peu à peu s'affirmer en tant que chanteur, passant, comme tout adolescent, par différentes phases (Duran Duran, The Cure) avant de se trouver. Grâce à son groupe finalement de bonne fortune, il devient rapidement la coqueluche du lycée.

Tour à tour drôle et émouvant (le geste d'amour du frère aîné à la fin du film), avec une BO entêtante mêlant new wave et chansons originales vraiment sympas, et des numéros musicaux dignes de comédies musicales (la scène du bal de promo, style années 50 est particulièrement réussie), Sing street est un concentré de bonne humeur, à découvrir de toute urgence !

Sing street de John Carney
Avec Ferdia Walsh-Peelo et Lucy Boynton

Note : 5/5

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2016-11-22T19:28:22+01:00

The young pope - Saison 1

Publié par Florine Teyssier

Au Vatican, Lenny Belardo devient, à 47 ans, Pie XIII, premier pape américain de l'Histoire. Mis en place par un cardinal avide de pouvoir et manipulateur, il va se révéler bien moins naïf et malléable que prévu. Réac', anticonformiste, faiseur de miracles et remettant en cause l'existence de Dieu, il va vite imposer sa vision très personnelle et controversée de la religion au sein de l'Eglise catholique, quitte à s'attirer les foudres de ses fidèles et de ses comparses. Le ton est donné dès le générique de début dans lequel il déambule fier et la tête haute, telle la comète qui traverse tous les tableaux de maîtres, pour finir par nous adresser un clin d'œil complice, avant d'abattre via une météorite la statue de Jean-Paul II pour lui faire mordre la poussière. Tout est (presque) dit.

The young pope - Saison 1

Pour tout vous dire, je vous avoue que j'étais moyennement emballée par l'histoire d'un pape fictif et des coulisses du pouvoir au Vatican... Comme quoi, il faut savoir dépasser ses a priori, car The young pope est une excellente série. Produite entre autres par HBO et Canal+, écrite et mise en scène par Paolo Sorrentino et réunissant à l'écran Jude Law, Diane Keaton, James Cromwell, Cécile de France et Ludivine Sagnier (pour les plus connus), la série pourrait bien vous surprendre.

Oubliez toutes vos idées préconçues sur la religion, Pie XIII (interprété par le génial et charismatique Jude Law) est plus proche d'une icône pop accro à la cigarette et au Coca Zéro Cherry que d'une icône religieuse. Mais ce personnage se révèle bien plus complexe et ambivalent au fil des épisodes : terrifié par l'idée de l'abandon (tant de son entourage que de celui de Dieu), il peut faire preuve autant d'une compassion absolue que d'une intransigeance sans faille. Même si ses idées et sa conception de la foi sont extrêmes, voire carrément extrémistes (son vœu d'excommunier les femmes ayant recours à l'avortement ou les homosexuels, par exemple), son culte du mystère et sa mégalomanie fascinent. C'est ce qui fait la force de ce personnage, il ne croit qu'en lui et ses convictions, le reste lui importe peu.

Pour donner vie à ce personnage et à tous les autres, Paolo Sorrentino, connu pour avoir réalisé Youth et La grande belleza. C'est l'autre brillante idée de la série, confier la mise en scène à un vrai cinéaste, qui a le sens du cadre et de la profondeur de champ. Chaque plan est pensé, soigné pour magnifier la beauté des lieux (les jardins du Vatican, par exemple) et le réalisateur recrée de toutes pièces une place Saint-Pierre et une Chapelle sixtine plus vraies que nature, n'ayant pas eu les autorisations nécessaires pour tourner au Vatican. Qu'importe, on s'y croirait !

Une saison 2 devrait voir le jour, mais il faudra être patient, Paolo Sorrentino ayant d'abord choisi de réaliser un film sur Silvio Berlusconi.

The Young pope de Paolo Sorrentino
Avec Jude Law, Diane Keaton, James Cromwell, Silvio Orlando, Cécile de France, Ludivine Sagnier

Note : 4,5/5

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2016-11-22T16:54:47+01:00

Mademoiselle

Publié par Florine Teyssier

Années 30, dans une Corée sous domination japonaise, la jeune Sookee, petite protégée d'un usurpateur, est engagée comme femme de chambre auprès de Mademoiselle (Hideko), qui vit recluse dans un manoir étrange, sous l'emprise d'un oncle tyrannique et sadique. Une relation trouble et sensuelle va s'instaurer entre les deux femmes, et les intentions de Sookee vont se révéler tout autres...

Mademoiselle

Park Chan-Wook, à qui l'on doit le fantastique et traumatique Old boy, signe une oeuvre sensuelle, charnelle et hypnotique, en multipliant les faux-semblants dans ce chassé-croisé amoureux. Difficile d'en dire plus, sans dévoiler une intrigue plus qu'élaborée où le spectateur va de surprise en surprise. On retrouve des thèmes chers au réalisateur, comme l'enfermement et la torture tant psychique (de la part du vieil oncle pervers) que physique (une courte, mais violente scène de doigts tranchés à la guillotine).

Mademoiselle s'inscrit dans un courant romanesque, dans le sens noble du terme, et dépeint une folle histoire d'amour entre deux femmes, tour à tour fragiles et fortes. Le cinéaste les sublime à chaque plan et capte avec délicatesse leurs émotions, même dans les scènes érotiques les plus crues (vous ne pourrez plus dire que vous ne savez pas à quoi servent des boules de geisha). Il ne fait pas de nous des voyeurs, mais des spectateurs d'un amour passionnel et nous emmène sans temps mort (malgré 2h25 de film), à chaque partie de son histoire, là où l'on s'y attend le moins.

PS : ne vous laissez pas impressionner au début du film par les indications de code couleur de sous-titres pour le japonais et le coréen, on s'y acclimate très bien !

Mademoiselle de Park Chan-Wook
Avec Kim Min-Hee et Kim Tae-Ri

Note : 5/5

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2016-11-15T21:14:52+01:00

Réparer les vivants

Publié par Florine Teyssier

Le Havre, Simon, jeune surfeur de 17 ans, est en état de mort cérébrale après un grave accident de voiture. Paris, Claire attend un nouveau cœur qui pourrait lui sauver la vie. Autour d'eux, des parents, des enfants, des amis, des soignants, avec chacun leur histoire et leur appréhension des événements. Il faut "Réparer les vivants", ceux qui restent, ceux qui vivent le deuil ou la maladie, ceux qui ne sont pas directement touchés mais qui supportent les drames, parfois malgré eux.

Réparer les vivants

Katell Quillévéré, pour son troisième film, adapte le roman de Maylis de Kerangal et s'entoure d'une pléiade d'acteurs (Emmanuelle Seigner, Anne Dorval, Tahar Rahim, Dominique Blanc, Bouli Lanners, Alice Taglioni, Kool Shen...) pour donner vie à une oeuvre poignante. Des destins croisés s'entremêlent avec pour thématique centrale : se soucier des vivants, les réparer. Que ce soit les parents du jeune Simon, brisés par le chagrin, les fils de Claire qui vivent dans l'angoisse permanente que le coeur de leur mère cesse de battre ou les soignants qui font tout leur possible, tant pour leurs patients que pour leurs familles.

Si l'on peut reprocher une mise en scène un brin classique et trop scolaire (un découpage en chapitres, qui ne laisse pas beaucoup de place aux surprises), Réparer les vivants alterne moments de délicatesse (la scène d'ouverture en surf est sublime) et de violence (l'accident, l'annonce aux parents) et procure des sensations fortes et justes. La réalisatrice nous emporte dans son ascenseur émotionnel, jusqu'à l'épilogue attendu : la greffe, pour laquelle il faut avoir le cœur bien accroché. Elle filme les deux opérations à cœur ouvert, celle de Simon, puis celle de Claire, sans artifices. Nous sommes loin du côté spectaculaire des séries médicales, Urgences en tête. Ici, tout est calme et précis, rendant les interventions chirurgicales presque banales. Katell Quillévéré a soigné ses images et ses personnages, et son film est une très belle réussite, le tout sublimé par la BO envoûtante d'Alexandre Desplat.

Réparer les vivants de Katell Quillévéré
Avec Emmanuelle Seigner, Anne Dorval, Tahar Rahim, Dominique Blanc

Note : 3/5

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2016-11-13T12:53:18+01:00

The Walking dead

Publié par Florine Teyssier

À quoi reconnaît-on une bonne série ? Vaste question me direz-vous... Connaissant mon aversion pour les films d'horreur gore, le sang et ma frousse bleue des zombies, j'étais peu encline à me passionner pour The Walking dead. Et pourtant, en seulement quelques épisodes, je suis devenue complètement accro des aventures de Rick, Daryl, Carol and co et de leur survie pas toujours orthodoxe dans un monde dévasté par les zombies. Même si j'avoue en regarder une bonne partie cachée sous ma couette, la série vaut le coup de surpasser ses angoisses.

The Walking dead

Qui sont les "méchants" ? Ce qui fait la force de cette série, c'est que, finalement, les zombies ne sont qu'une toile de fond, devenant presque anodins. Les "vrais" méchants sont ailleurs... Que ce soit les héros contraints d'user de la force et de la violence pour s'en sortir ou quelques personnages emblématiques qu'ils vont croiser sur leur route : le Gouverneur et le terrifiant Negan (excellent Jeffrey Dean Morgan).

Des personnages complexes. Les personnages principaux disposent d'une psychologie très poussée et, forcés d'évoluer dans un monde apocalyptique, deviennent de plus en plus sombres, vicieux et violents. Une question de survie en quelque sorte, même si la fin ne justifie pas toujours les moyens. Les deux qui évoluent le plus depuis la première saison, sont Rick Grimes, le personnage central, qui passe du good cop au very very bad cop pour protéger ses compagnons de fortune, et Carol ancienne femme battue et effacée qui devient une guerrière redoutable, quitte à se faire exiler de sa communauté de départ.

Qui sera le prochain à y laisser sa peau ? Autre idée brillante de la série, les héros se font décimer les uns après les autres et personne n'est à l'abri d'une mort violente et cruelle. L'empathie pour les personnages s'en trouve évidemment renforcée, avec chacun sa préférence (la mienne va pour Daryl, le bad boy crado au grand coeur). Dernière cruauté en date à la fin de la saison 6, le psychopathe Negan et son épineuse batte de base-ball, qui met à mort l'un des héros avec un sadisme sans nom. Encore un que l'on va adorer détester par la suite...

The Walking dead

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2016-11-07T21:10:48+01:00

Bridget Jones et moi

Publié par Florine Teyssier

15 ans après, c'est avec délectation que l'on retrouve Bridget Jones, la célibattante la plus populaire et attachante de toutes. Renée Zellweger, qui avait pourtant juré qu'on ne l'y reprendrait plus (surtout les kilos nécessaires pour coller à son personnage), renoue avec Bridget sous l'oeil bienveillant de Sharon Maguire, déjà réalisatrice du premier volet. On la retrouve plus mûre, plus mince et plus épanouie, assumant (presque) totalement sa quarantaine. Exit Daniel Cleaver (Hugh Grant), le mufle so sexy, et place à Patrick "McDreamy" Dempsey. Dans ce nouvel opus, Bridget Jones se retrouve avec un problème de taille : elle est enceinte, mais qui est le père ? "Assy Darcy" (Colin Firth) ou "McDreamy" ? Et surtout, question cruciale (même si on est loin du choix de Sophie), pour lequel va-t-elle succomber ?

Bridget Jones et moi

Pourquoi nous aimons Bridget Jones ? Parce qu'en chacune d'entre nous sommeille une part d'elle. Craquante, gaffeuse... mais surtout, une fille normale, loin des diktats de beauté et de perfection. Bref, une fille comme nous. Avec ses kilos en trop, ses rides et ses envies de traîner en pyjama toute la journée quand elle déprime... Elle est ancrée dans nos vies et la retrouver, c'est comme retrouver une vieille copine. Un peu comme avec la trilogie de Klapisch (L'auberge espagnole, Les poupées russes et Casse-tête chinois), on a vieilli et grandi avec elle, on s'est posé les mêmes questions aux mêmes périodes de nos vies et c'est toujours avec bonheur que l'on croise de nouveau ce genre de personnages. Si Bridget Jones's baby est loin d'être le film du siècle, c'est un très bon "feel-good movie" teinté de nostalgie.

Bridget Jones's baby de Sharon Maguire
Avec Renée Zellweger, Colin Firth et Patrick Dempsey

Note : 3/5

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